Incertitude et dissuasion

Dans son article l'auteur part du principe qu’une incertitude aux facettes multiples sous-tend toute décision de s’engager dans une guerre ou de s’abstenir de le faire. L’incertitude dissuade, mais la dissuasion est incertaine. Ce qui peut apparaître comme la meilleure solution peut s’avérer plus aléatoire qu’une autre option et pousser le décideur à opter pour la solution supposée la moins bonne. L’auteur expose un cadre analytique pour l’étude de ce renversement de préférence. Cette analyse repose sur deux concepts : le dilemme de l’innovation et la suffisance/satisfaisance robuste (satisfaction d’une exigence de résultat critique ou essentielle). Les décideurs sont confrontés à un dilemme de l’innovation quand ils sont amenés à choisir entre une solution nouvelle, innovante et mal comprise et une solution standard mieux assimilée. Ils veulent atteindre le meilleur résultat possible mais tous les résultats sont extrêmement incertains. L’approche de la suffisance/satisfaisance robuste, opte pour la solution qui répond aux exigences critiques en dépit de toute erreur ou surprise substantielles. L'auteur examine un exemple historique, la guerre des Six Jours, appliquant son analyse à une question théorique : l’incertitude augmente-t elle la propension à la guerre ?

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